La f1 à la télévision: feuilletonesque

Le 14 mars 2010, dans Médias, par Miguel Quaremme

Il peut être difficile de décrire l’intérêt que l’on peut avoir pour la formule 1 à la télévision. Sans goût pour l’effort motivé par l’argent, la gloire personnelle ou nationale; ni pour la compétition et pour la dépense physique, certes saine, mais parfois dangereuse. Bref, regarder des voitures tourner pendant une heure et demie à plus de 300 relève de la vacuité presque totale.

Quel est donc cet attrait pour la formule 1 ? Après être passé par des motifs familiaux, le goût pour les sports mécaniques de mes ancêtres est légendaire. Après avoir m’être avoué une fascination un peu morbide pour les accidents. Je constate que je ne partage plus grand-chose avec mes prédécesseurs et les accidents, heureusement, sont peu nombreux.

Reste l’histoire qui nous est racontée. Au fil des grands prix, plusieurs intrigues naissent. L’enjeu de la victoire du week-end après les essais plus ou moins réussis et une course avec ses rebondissements. L’enjeu que représentent les titres mondiaux, pilote et constructeur. Et puis il y a les commentaires, ces nombreux commentaires qui comblent les vides. Ils évoquent les changements de règlement, les données techniques, les stratégies, les coulisses, etc. On parle aussi de la personnalité des pilotes, des épreuves de leur parcours professionnel ou privé. Voire des mécaniciens, des directeurs sportifs. Bref, la vie feuilletonesque de la formule 1.

Tous les composants d’un bon feuilleton. Une intrigue principale: la course au titre. Des intrigues secondaires: les différentes courses, les changements d’équipes, les évolutions mécaniques. Des personnages extraordinaires: le retour à la compétition d’un ancien champion, le plus jeune qui se bat pour le titre et les éternels seconds couteaux. Il y a même une dose de glamour et, mieux encore, des histoires de trahisons et de tricheries.

La formule 1 est un spectacle comme la plupart des sports à la télévision. L’objectif n’est plus la victoire, mais la mise à disposition de cerveaux disponibles à la publicité pour des marques de déodorant et de rasoir. Ce n’est ni mieux ni pire que les autres divertissements. Il faut juste en être conscient pour ne pas en être dupe.

 

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