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Biographie

La musique omniprésente, lourde, stridente, calme ou enjouée. Des mélodies mille fois entendues au fil des disques de mon père. Du rock et du folk dans l’ambiance psychédélique propre aux années 70. Une édification musicale à coup de musique noire chantée par des blancs. Et puis Jacques Brel, icône familiale, indéboulonnable, inoubliable.

Un premier contact avec la peinture pour le moins étrange et fantasmagorique. Un livre était posé sur le guéridon de ma grand-mère à côté de coloquintes décoratives, catalogue des œuvres de Max Ernst avec ses femmes à tête de hibou. Un beau livre que je consultais à huit ans comme le seul livre avec des images. Il me fit découvrir le basculement du réel qui m’est cher.

Le Quid m’a suivi de nombreuses années. Le livre de ma curiosité où je me retrouvais pour assouvir mon besoin d’évasion et de connaissances. Les sujets s’enchainant sans lien entre eux, on passait du système héraldique anglais aux médailles des jeux olympiques. Aujourd’hui, Internet et le Wikipédia en particulier ont le même attrait encyclopédique pour moi.

Adolescent, je construisais mon imaginaire et ma culture avec mes amis, tour à tour guerrier ou magicien. Un imaginaire rempli de fantastique, mais également de solides références historiques. Il s’agissait de ne pas raconter n’importe quoi, fusse-t-il inventé. Interagir avec l’interprétation des autres pour vivre une histoire. Ça reste une source inépuisable de plaisir partagé.

Mon premier ordinateur devait être programmé pour jouer. Le jeu fut là aussi source de curiosité et de dépassement de soi. Apprendre un langage formel, modifier le code pour obtenir le résultat souhaité, jouer des contraintes et surtout éprouver le plaisir de l’algorithme. J’appris aussi des rudiments de mise en page, le pouvoir des tableaux et même des connexions distantes avec l’ancêtre d’internet.

L’adolescence donna lieu à des premières expériences d’expression. Un journal, une revue, un fanzine, chaque nouvelle idée donnait un nouveau projet laissant le précédent dans l’oubli. Une première confrontation avec le censeur – le préfet des études – qui me permit de tester la rébellion, le compromis et les impératifs de la logistique journalistique.

La fin de mes secondaires furent le moment d’une rencontre avec un professeur qui devint mon maître à penser. Il fut surtout celui qui me donna les clés du sens de l’art et la passion des idées. La renaissance, le baroque, les surréalistes belges ont été les premières portes ouvertes. Mon goût s’éduqua également par des voyages à Venise, à Florence ou la visite d’expositions.

Mes premières armes pour comprendre le sens des choses. Découvrir les motifs des artéfacts. Par delà le dessin, il est nécessaire de comprendre le dessein de l’artiste, sa place dans l’histoire des idées et de l’art. J’entrepris des études de philosophie de la communication pour m’ouvrir l’esprit et me donner la culture pour encore mieux comprendre.

Ma volonté de compréhension se manifeste pas seulement pour l’art ou les idées, mais également pour la connaissance, son acquisition et son partage; pour la politique et sa médiation juridique; et pour la communication et ses moyens. Un intérêt pour l’« ici et maintenant » me force à me poser la question du « pourquoi  ici et maintenant » et de ce que nous devons en faire.

Mes intérêts trouveront une bonne expression dans mon mémoire sur le copyleft – un mélange d’actualité, de connaissance, de droit, de science, de philosophie et d’histoire. Ils trouveront aussi à s’incarner dans mes activités associatives. Celles-ci auront toutes la particularité d’être tournées vers l’autre – d’être inclusive – et de me voir occuper des fonctions à responsabilités.

Ces responsabilités variées sont la volonté de donner du sens à mes actions, collectives de préférence, et de les assumer. Ne pas se satisfaire de ce qui est donné, mais l’améliorer. Ne pas rester dans la critique, mais agir. Une action concrète et pragmatique, mais motivée par des principes.

Mon entrée dans la vie professionnelle se fit par un nouveau détour dans l’informatique. Loin de considérer l’activité que pour son aspect lucratif, j’ai combiné mes aspirations humanitaires et mon intérêt pour les systèmes numériques. Internet ayant été largement répandu entre mon adolescence et ma nouvelle profession, cette dernière pris un tour des plus intéressant.

Des projets multimédias combinant plusieurs disciplines, pédagogie, son, image et toujours en donnant du sens à l’ensemble. Pas seulement être l’exécutant, fut-il créatif. Participant à la communication et sa structuration, j’ai toujours cherché à mettre ensemble les idées et les gens; les faire fonctionner dans un esprit de collaboration fructueuse. J’ai suivi des cours de mise en page et de photomontage. Mes tâches se sont alors plus orientées vers la publication d’imprimés.

Me voici aujourd’hui plein d’expériences diverses et d’outils variés pour me concentrer dans mes aspirations et pour quoi je suis le mieux armé. Mes connaissances pratiques et théoriques de l’art, des médias, en particulier des nouveaux médias, et des systèmes numériques me permettent d’aider les autres à communiquer mieux sur leur identité, sur leurs produits et services et sur leurs projets. Pas seulement un travail de médiateur, mais un véritable cheminement pour fournir les éléments d’une identité visuelle forte, d’une structuration de l’information efficace et d’une bonne communication.