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	<title>art, media &#38; digital</title>
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	<description>Espace web de Miguel Quaremme</description>
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		<title>Vacuité du JT en été</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2010 19:50:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette période de grandes vacances force est de constater la vacuité du JT. Il y a quelques informations sur les inondations, la formation du gouvernement, un ou deux faits divers et encore une bonne quinzaine de minutes à remplir. Comme de bien entendu, le remplissage porte bien son nom, au sens le plus péjoratif [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période de grandes vacances force est de constater la vacuité du JT. Il y a quelques informations sur les inondations, la formation du gouvernement, un ou deux faits divers et encore une bonne quinzaine de minutes à remplir. Comme de bien entendu, le remplissage porte bien son nom, au sens le plus péjoratif du terme. On aurait pu dire bien des choses !</p>
<p><span id="more-351"></span></p>
<p>Je ne tourne pas autour du pot. Le journal télévisé, quelque soit la chaine d&#8217;ailleurs, offre des constantes lamentables. En jargon, on appelle ça un marronnier. Le marronnier de l&#8217;été est composé principalement de sujets légers. Tout est dit.</p>
<p>Je souhaiterais ardemment un jt intelligent qui profiterait de cette période plus relax médiatiquement parlant pour présenter des sujets de fond, des analyses, des rétrospectives&#8230; des choses qui prennent du temps. Bien entendu, ils sont en nombre réduit, vacances obligent. Bien entendu, il fait chaud pour tout le monde. Mais que diantre ! Prendre du temps pour développer un sujet tous les journalistes en rêve et que font-ils: un reportage sur les pédalos des Lacs de l&#8217;Eau d&#8217;Heure. Consternant.</p>
<p>Je me demande parfois si les journalistes ont une bonne opinion de leur téléspectateurs. À croire que nous devons tous être des crétins parce que le thermomètre dépasse vingt degrés celcius.</p>
<p>Je termine ce billet d&#8217;humeur – pour une fois lecteur, tu m&#8217;en excuseras – en regrettant de ne pas être plus pertinent. Fait trop chaud.</p>
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		<title>Warhammer 40,000, dieu est parmi nous</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Aug 2010 19:52:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Warhammer 40,000 est un univers de jeu. Une création destinée à permettre aux joueurs de vivre leur passion ludique. L&#8217;intérêt va plus loin car il développé, très développé. Il s&#8217;agît de dizaines de livres ou de romans racontant l&#8217;histoire, la géographie, les religions de cet univers de science-fiction. C&#8217;est aussi une œuvre composite et collective. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Warhammer 40,000 est un univers de jeu. Une création destinée à permettre aux joueurs de vivre leur passion ludique. L&#8217;intérêt va plus loin car il développé, très développé. Il s&#8217;agît de dizaines de livres ou de romans racontant l&#8217;histoire, la géographie, les religions de cet univers de science-fiction. C&#8217;est aussi une œuvre composite et collective. Une porte d&#8217;entrée pour un questionnement sur notre monde et sur notre vision de Dieu.</p>
<p><span id="more-354"></span></p>
<p>La science-fiction a semble-t-il dépassé pour la plupart d&#8217;entre nous le stade de la sous-culture marginale, simple divertissement un peu niais. Les jeux de rôle et autres jeux de simulation sont encore peu connus, mais eux aussi ont des choses à dire. il y a une véritable portée artistique et pour certains des interrogations philosophiques véritables. Warhammer 40,000 en fait partie.</p>
<p>Dans Warhammer 40,000, le dieu de la majorité de l&#8217;humanité est une personne présente dans le monde. Il est également l&#8217;empereur de l&#8217;humanité. Une seule et même personne à le pouvoir temporel et spirituel absolus: l&#8217;<em>Empereur-Dieu</em>. Son pouvoir permet de voyager dans l&#8217;espace à une vitesse supérieure à celle de la lumière, il est donc un personnage centrale pour la vie de l&#8217;humanité d&#8217;un point de vue purement logistique.  Néanmoins, il ne communique pas avec les humains, car il est dans un état comateux proche de la mort. Autre élément important, le <em>chaos</em> – force du mal<em> – </em>est présent dans le monde. Il est visible. La corruption marque les êtres vivants de façon ostensible. Les armées de monstres issus du <em>chaos</em>. La corruption peut être subtile et s&#8217;infiltrer dans les âmes faibles.</p>
<p>Remarquons que ce qui distingue profondément nos croyances de celles de Warhammer 40,000 est la présence physique, j&#8217;ai presque envie de dire immanente, des forces divines et chaotiques. Nous sommes loin de la transcendance présente dans nos religions. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;interprétation ou de brèves apparitions à quelques élus. Il y a une évidence dans ce que l&#8217;on peut désigner comme le chaos. Mais ce n&#8217;est que dans un premier temps, le crédo impérial s&#8217;effrite devant la réalité.</p>
<p>Nous revenons à plus de similitudes avec ce qui se passe chez nous. Les xenos, les races non humaines, se font probablement moins corrompues quand on les fréquente. L&#8217;Empereur-Dieu est bien loin et une prière n&#8217;apporte pas forcément un miracle. Finalement, les croyances reprennent le dessus. On imagine plus qu&#8217;on ne voit. Les ennemis sont bien souvent plus fabriqués que réels. Le clergé est d&#8217;abord une institution avant d&#8217;être un intercesseur.</p>
<p>Warhammer 40,000 est probablement le monde tel que se le représentent les croyants fanatiques. Le bien et le mal devenant alors parfaitement identifiables. La lutte contre le <em>mal</em> est une lutte à mort car lui ne fera pas de cadeau. Il pervertira autant qu&#8217;il peut. Heureusement, dans Warhammer 40,000 ce n&#8217;est qu&#8217;un jeu.</p>
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		<title>Être, avoir et connaître</title>
		<link>http://quaremme.be/2010/07/30/etre-avoir-et-connaitre/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 18:58:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le titre n&#8217;est pas une invitation à une introspection méditative et philosophique. Il s&#8217;agît d&#8217;une réflexion sur la sécurité informatique ou plus particulièrement sur l&#8217;identification. Il y a schématiquement deux façons de frauder un système informatique. La première consiste à attaquer l&#8217;infrastructure, en général en piratant les programmes ou en utilisant des failles de sécurité. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le titre n&#8217;est pas une invitation à une introspection méditative et philosophique. Il s&#8217;agît d&#8217;une réflexion sur la sécurité informatique ou plus particulièrement sur l&#8217;identification.<span id="more-367"></span></p>
<p>Il y a schématiquement deux façons de frauder un système informatique. La première consiste à attaquer l&#8217;infrastructure, en général en piratant les programmes ou en utilisant des failles de sécurité. La seconde manière vise à falsifier l&#8217;identité de quelqu&#8217;un dûment autorisé à entrer dans le système. En réalité, la falsification d&#8217;identité ne va pas plus loin que connaître l&#8217;identifiant de la personne et son mot de passe. Que faire ?</p>
<p>Le mot de passe, bien que très utilisé, n&#8217;est que rarement un élément de protection efficace. La plupart des mots de passe ne comptent que quelques caractères et sont très souvent triviaux à découvrir. Les fameux 123456, querty, les dates de naissance, le nom du fiston ou du chien représentent l&#8217;immense majorité des mots de passe choisis. Par ailleurs, remarquons l&#8217;incurie des informaticiens qui n&#8217;exigent pas des mots de passe plus complexes. <em>Nota bene</em>, la bouffonnerie que représente un mot de passe à quatre chiffres pour protéger nos cartes d&#8217;identité et nos cartes bancaires. Hallucinant !</p>
<p>Conseil pratique: choisissez un mot de passe contenant des minuscules, des majuscules, des chiffres, des caractères accentués et des caractères spéciaux (?.:/=+()!&#8230;). Le mot de passe doit avoir au minimum 12 caractères. Changer de mot de passe régulièrement et n&#8217;utiliser pas les mêmes mots de passe partout (un identifiant = un mot de passe).</p>
<p>Le mot de passe est un premier élément de sécurité, mais il n&#8217;est pas le seul. Il convient de combiner les méthodes. Il est également important de posséder quelque chose. L&#8217;exemple le plus simple est une carte à puce qui vous est propre, en l&#8217;occurrence cartes d&#8217;identité et cartes bancaires. Ces carte contiennent une clé de cryptage. Bonne idée, mais malheureusement les cryptages ont tendance à se faire casser. Les protections ne sont donc plus valables le cas échéant.</p>
<p>La biométrie – bien que n&#8217;en pense pas que du bien (<a title="L'illusion de la biométrie" href="http://quaremme.be/2010/06/14/lillusion-de-la-biometrie/">lire mon précédent billet sur le sujet</a>) –  devrait également faire partie de la combinaison gagnante pour une bonne protection.</p>
<p>Il s&#8217;agit donc de connaître (mot de passe), avoir (carte à puce) et être (biométrie). J&#8217;attends avec impatience que les différentes personnes en charge des systèmes numériques exigent d&#8217;avoir ces trois éléments d&#8217;identification. Je pense notamment à l&#8217;administration publique, mais aussi les fabriquants d&#8217;ordinateurs ou les créateurs de sites web.</p>
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		<title>L&#8217;illusion de la biométrie</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 18:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[La biométrie est un terme à la mode. Nos passeports le sont déjà et on nous promet une foule d&#8217;applications – généralement liées à l&#8217;identification des personnes et à l&#8217;informatique – dans les prochaines années. On nous promet surtout le saint-graal sécuritaire, mais est-il sécurisé ?. Le principe de base est relativement simple. Il s&#8217;agît [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La biométrie est un terme à la mode. Nos passeports le sont déjà et on nous promet une foule d&#8217;applications – généralement liées à l&#8217;identification des personnes et à l&#8217;informatique – dans les prochaines années. On nous promet surtout le saint-graal sécuritaire, mais est-il sécurisé ?.</p>
<p><span id="more-362"></span>Le principe de base est relativement simple. Il s&#8217;agît d&#8217;associer une ou plusieurs de vos caractéristiques physiques – les empreintes digitales, rétiniennes – à votre identité administrative et par extension numérique. Effectivement, nous possédons des particularités qui nous sont propres et qui nous distinguent des autres humains. On peut donc être identifier de façon univoque. De plus il est difficile voir impossible de changer ses caractéristiques biométriques.</p>
<p>À première vue, il n&#8217;est pas déraisonnable d&#8217;avoir confiance dans ce système. Pour être précis la plupart des gens, y compris les autorités publiques, ont une foi totale dans ce moyen d&#8217;identification. Se pose deux problèmes.</p>
<p>Le premier est la falsification des «empreintes biométriques». C&#8217;est-à-dire la création d&#8217;objets présentant aux yeux de la machine qui teste les mêmes caractéristiques que les empreintes de quelqu&#8217;un. Dans le cas des empreintes digitales, on peut considérer qu&#8217;il est très facile de les dupliquer frauduleusement. Principalement, parce qu&#8217;on en laisse sur tout ce qu&#8217;on touche. Accorder une trop grande confiance est une erreur.</p>
<p>Le deuxième problème est que nous ne pouvons pas changer de caractéristiques biométriques. Si nos empreintes digitales sont falsifiées, elles le sont pour toujours. Il n&#8217;y a plus aucun crédit à leur apporter.</p>
<p>Dernier problème, mais qui n&#8217;est pas d&#8217;ordre technique, est l&#8217;usage des ses informations biométriques. Je pense en particulier à la défense de la vie privée. Le film <em>Gattaca</em> montre les dérives de la biométrie poussées à leur paroxysme.</p>
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		<title>De l&#8217;autre côté de la critique</title>
		<link>http://quaremme.be/2010/06/05/de-lautre-cote-de-la-critique/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 16:29:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>

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		<description><![CDATA[Loin de moi l&#8217;idée de porter un regard égocentrique sur une pratique artistique. Cela étant, je me suis essayé à la vidéo «artistique» lors d&#8217;un atelier et je crois intéressant d&#8217;écrire sur l&#8217;expérience. L&#8217;angle que je vais prendre est celui du passage de l&#8217;autre côté de la critique et de la légitimité des critiques non [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Loin de moi l&#8217;idée de porter un regard égocentrique sur une pratique artistique. Cela étant, je me suis essayé à la vidéo «artistique» lors d&#8217;un atelier et je crois intéressant d&#8217;écrire sur l&#8217;expérience. L&#8217;angle que je vais prendre est celui du passage de l&#8217;autre côté de la critique et de la légitimité des critiques non pratiquants.</p>
<p><span id="more-331"></span></p>
<p>Mon regard sur l&#8217;image fixe ou animée s&#8217;est forgé à la vue de milliers d&#8217;œuvres, à la poursuite d&#8217;études d&#8217;histoire de l&#8217;art, au fil des lectures, des discussions et des réflexions personnelles. Jamais, je n&#8217;avais pris une caméra pour tourner un film et à peine ai-je pris quelques photos sans beaucoup d&#8217;intentions. Le critique non pratiquant.</p>
<p>J&#8217;ai participé à un atelier vidéo de quelques jours. Une note d&#8217;intention devait être écrite, les scènes étaient tournées par les participants et nous étions conviés à guider le monteur dans son travail. J&#8217;ai donc été confronté, en plus de la dynamique de groupe pas évidente, à la plus part des défis que représentent un film. Toutes proportions gardées ! Je garde comme conclusion qu&#8217;avoir une intention qui dépasse la banalité la plus affligeante est vraiment difficile, que c&#8217;est un travail long et pénible; que le moindre souci devient énorme dès que c&#8217;est filmé, je pense en particulier aux mouvements; et que le montage est magique et fastidieux.</p>
<p>Maintenant, suis-je doté d&#8217;un nouveau regard. Certainement. Mon vocabulaire s&#8217;est enrichi, j&#8217;ai plus de mot pour décrire ce qui se passe à l&#8217;écran et derrière celui-ci. Je perçois également mieux la difficulté de certaines choses –respect pour les travellings – et je me figure mieux l&#8217;environnement de travail d&#8217;un vidéaste/cinéaste. La question est devais-je passer par là pour avoir ce nouveau regard ?.</p>
<p>Je ne crois pas qu&#8217;il faille passer par la pratique pour avoir les mots et la justesse pour la critiquer. Ce que j&#8217;ai vécu en quatre jours m&#8217;a apporté autant qu&#8217;une bonne discussion de deux heures avec un praticien. De mon expérience, je trouve snob de survaloriser la pratique. Je considère qu&#8217;il s&#8217;agit de choses tellement différentes que l&#8217;une ne nourrit pas forcément l&#8217;autre. Tirer un enseignement d&#8217;une pratique est un moyen répandu, mais est loin d&#8217;être la panacée. Croyez-en mon expérience.</p>
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		<title>Des petites annonces</title>
		<link>http://quaremme.be/2010/05/16/des-petites-annonces/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 19:07:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[On se réveille certains matins avec la sensation d&#8217;être au troisième millénaire. La pénible tâche qui consiste à scruter des centaines de petites annonces dans un journal toutes-boîtes, écrites en tout petit, classées sommairement, actualisées chaque semaine et sans images est finie. Nous sommes dans l&#8217;âge du numérique où le monde est cliquable. Les sites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On se réveille certains matins avec la sensation d&#8217;être au troisième millénaire. La pénible tâche qui consiste à scruter des centaines de petites annonces dans un journal toutes-boîtes, écrites en tout petit, classées sommairement, actualisées chaque semaine et sans images est finie. Nous sommes dans l&#8217;âge du numérique où le monde est cliquable. Les sites de petites annonces sont nombreux et couvrent tous les aspects de notre vie. Néanmoins, on doute parfois de la véracité de certaines d&#8217;entre-elles. Qui vérifie la véracité des informations ?</p>
<p><span id="more-346"></span></p>
<p>Nous voilà donc avec une voiture d&#8217;à peine quelques années, au kilométrage limité et à un prix inférieur de deux mille d&#8217;euros du prix de vente habituel. Une affaire en or ! Un courriel plus tard. On reçoit une réponse d&#8217;un couple de retraités partis pour une destination lointaine. Ne pouvant être là pour la transaction, ils confient leur voiture à un «livreur-expert». Ils demandent nos coordonnées et également le lieu et la date de livraison souhaités. Bizarre ! Évidemment, ma perspicacité détecte alors l&#8217;arnaque voire la tentative de coup fourré. À mieux y regarder, l&#8217;affaire est trop belle, le numéro de téléphone est erroné et la voiture à des plaques masquées sauf une indication d&#8217;un garage norvégien&#8230; En réalité, j&#8217;ai vu en quelques heures une dizaine d&#8217;arnaques aussi flagrantes. Mais que fait le site !</p>
<p>Sur ces sites de petites annonces, il est proposé de dénoncer les anomalies et les fraudes. Les utilisateurs ont donc une fonction d&#8217;autorégulation. Faut-il crier au scandale, d&#8217;autant que ces sites se font beaucoup d&#8217;argent sans protéger leur utilisateurs ? La question est délicate.</p>
<p>Dans mon exemple l&#8217;arnaque est facilement déjouable pour quelqu&#8217;un d&#8217;attentif à la chose. Le prix de l&#8217;attention est important et nécessite un opérateur sachant combiner les différents éléments de l&#8217;annonce. Mais ne risque-t-on pas d&#8217;éliminer des annonces légitimes par soucis d&#8217;uniformisation des prix par exemple ? Peut-on empêcher de jolies photos d&#8217;une jolie personne sur un site de rencontre sous prétexte que bien souvent il s&#8217;agit d&#8217;annonces frauduleuses ?</p>
<p>Imaginons un opérateur ayant quelques outils statistiques (pour déterminer les prix moyens et ceux sortant de l&#8217;ordinaire par exemple), quelques règles concernant les adresses de courriels valides et des numéros de téléphone également valides (à tout le moins une vérification sur l&#8217;indicatif et le nombre de chiffres) et des mots ou expressions clefs. Pour allez plus loin, on pourrait même imaginer un filtre bayésien. Bref, des outils d&#8217;aide à la vérification dignes du vingt-et-unième siècle. Les quelques milliers d&#8217;annonces hebdomadaire pourrait être vérifiées.</p>
<p>Le problème est que l&#8217;arnaque fonctionne aussi avec des annonces crédibles. Il ne faut pas forcément l&#8217;image d&#8217;un canon de beauté pour attirer l&#8217;âme seule, ni d&#8217;un prix bradé. Les sites proposent systématiquement des conseils d&#8217;utilisation de leurs services avec des conseils pour éviter la fraude. La question est comment informer sans créer la panique, ni entraver la bonne marche du commerce que l&#8217;acheteur souhaite autant que le vendeur.</p>
<p>En partant d&#8217;une simple petite annonce, on arrive à se poser la question de la vigilance en affaire, de la lutte contre la fraude et de l&#8217;éducation aux nouveaux médias. Il est effectivement facile et peut-être réducteur de croire que nous serions plus prudents en <em>vrai</em>.</p>
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		<title>Le dessous des cartes</title>
		<link>http://quaremme.be/2010/05/08/le-dessous-des-cartes/</link>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 16:46:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>

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		<description><![CDATA[Les émissions de télévision répondent à des impératifs techniques et de communication. Il s&#8217;agit généralement de règles simples, mais fortement conseillées qui amènent à certains standards. On peut par exemple citer la durée d&#8217;un plan fixe à quinze secondes ou bien le respect de la spacialisation (ce qui se trouve à gauche dans l&#8217;image doit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les émissions de télévision répondent à des impératifs techniques et de communication. Il s&#8217;agit généralement de règles simples, mais fortement conseillées qui amènent à certains standards. On peut par exemple citer la durée d&#8217;un plan fixe à quinze secondes ou bien le respect de la spacialisation (ce qui se trouve à gauche dans l&#8217;image doit y rester). Mais peut-on faire autrement une émission sans bouleverser le spectateur ?</p>
<div id="attachment_342" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://quaremme.be/wp-content/uploads/2010/08/le-dessous-des-cartes.jpg"><img class="size-medium wp-image-342" title="le-dessous-des-cartes" src="http://quaremme.be/wp-content/uploads/2010/08/le-dessous-des-cartes-300x225.jpg" alt="Le dessous des cartes" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Le dessous des cartes</p></div>
<p><span id="more-336"></span></p>
<p>Au premier regard, l&#8217;émission<em> le dessous des cartes</em> paraît un peu formelle. La sobriété des cartes ou le discours particulièrement posé nous renvoient à un didactisme fuyant le clinquant. On est alors pris dans le discours et l&#8217;illustration. La forme rejoint le fond. Le sérieux et la pertinence sont les maîtres mots.</p>
<p>Et pourtant, nous devrions être totalement désappointé par cette émission ne respectant pas les codes les plus élémentaires. La première minute est un face caméra où le présentateur introduit la problématique. Suit un défilement de cartes statiques et sobres. L&#8217;émission se termine par une minute de face caméra entrecoupé brièvement par une bibliographie.</p>
<p>Où sont les témoignages qui donnent de la vie et rendent plus proches du téléspectateur ce que l&#8217;on raconte ? Où sont passées les jolies animations en trois dimensions avec incrustation de photos satellite ? Où est le travelling sur le présentateur assis sur le coin d&#8217;une table ? Que dire de cette interminable minute de parole sans même un changement de caméra ou un texte défilant ou une petite image ? Suis-je le seul téléspectateur à être bouleversé ? Pourquoi n&#8217;interdisons pas ce blasphème cathodique ?</p>
<p>Peut-être que de créer de l&#8217;intelligence et de la connaissance est un suffisamment bon produit télégéniquement viable. Peut-être pas, le contre exemple vient de <em>matière grise</em> difficilement soutenable malgré des efforts de vulgarisation. À vouloir associer un discours savant à un forme racoleuse de télévision, on rate tous les publics.</p>
<p>La morale: communiquez avec ce que vous êtes et pas uniquement pour les autres.</p>
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		<title>Le jeu de rôle est-il un art ?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 20:27:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>

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		<description><![CDATA[Ad minima, on peut décrire le jeu de rôle comme une pratique qui vise à incarner des personnages dans un monde imaginaire présenté par le meneur. Ce dernier se fait scénariste, réalisateur, comédien au fil de la partie et les joueurs jouent leur rôle entre théâtre et improvisation. Voici des termes bien artistiques, non ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ad minima, on peut décrire le jeu de rôle comme une pratique qui vise à incarner des personnages dans un monde imaginaire présenté par le meneur. Ce dernier se fait scénariste, réalisateur, comédien au fil de la partie et les joueurs jouent leur rôle entre théâtre et improvisation. Voici des termes bien artistiques, non ?</p>
<p><span id="more-301"></span></p>
<p>Le problème est <em>in fine</em> de définir l&#8217;Art. Surpassons le en usant du sens commun du terme qui à défaut d&#8217;être pleinement satisfaisant, nous permettra de discourir sur notre sujet: le jeu de rôle.</p>
<p>Il y a indéniablement une recherche d&#8217;émotions dans le jeu de rôle. Les participants cherchant à vivre et à faire vire des émotions. On peut trouver l&#8217;émotion dans l&#8217;interprétation du rôle, tantôt tragique, tantôt épique, mais toujours dans le souci d&#8217;une justesse émotionnelle. Mais une autre émotion se cache dans le scénario que propose le meneur de jeu. Les situations mises en scène sont autant de façon de créer de l&#8217;émotion. La simulation est également un moyen de créer un suspens ou un sentiment de puissance par exemple. Nous sommes donc bien dans le registre cher aux artistes de l&#8217;émotion.</p>
<p>L&#8217;intention du jeu de rôle est bien entendu ludique, mais elle passe nécessairement par la construction d&#8217;un scénario, par l&#8217;agencement de scènes. On retrouve dans les intentions du meneur une recherche esthétique dans la bonne description, dans le personnage ou la situation particulièrement évocatrice. Néanmoins, la narration n&#8217;est pas fluide, elle est entrecoupée par les interventions des joueurs. On assiste pas à la représentation d&#8217;une pièce, mais à sa co-construction en temps réel dans un moment où intervient consubstantiellement le processus de création, le jeu de l&#8217;acteur et la réception de l&#8217;œuvre par ces destinataires. En un mot: interactivité.</p>
<p>L&#8217;interactivité place le jeu de rôle comme un art contemporain où les positions d&#8217;acteur et de spectateur deviennent floues. Elles s&#8217;entremêlent participant la création de l&#8217;œuvre elle-même. Le sens même du jeu de rôle est l&#8217;interaction en les participants qui sont chacun à leur manière les artistes.</p>
<p>Il semble principalement manquer l&#8217;intention artistique pour faire du jeu de rôle un art à part entière. Je pense à cette conscientisation qui caractérise le travail artistique. Dommage ?</p>
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		<title>Promouvoir la co-création de connaissances sur le web</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 20:53:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est difficile de promouvoir, notamment par la création d&#8217;un site, la co-création de connaissances sur le web. De la méfiance du participant quant aux intentions du promoteur à la légitime envie de celui-ci de voir son travail reconnu, quelle place à la qualité et à la quantité des échanges ? Wikipédia serait-il une exception [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est difficile de promouvoir, notamment par la création d&#8217;un site, la co-création de connaissances sur le web. De la méfiance du participant quant aux intentions du promoteur à la légitime envie de celui-ci de voir son travail reconnu, quelle place à la qualité et à la quantité des échanges ? Wikipédia serait-il une exception ?</p>
<p><span id="more-302"></span></p>
<p>Bien entendu, dans un monde idéal, un promoteur créerait une plateforme web pour permettre sur un ou plusieurs sujets donnés la co-création de connaissances. Des échanges nombreux et de qualité seraient régulièrement amenés par des participants enthousiastes. La réalité est qu&#8217;un certain nombre de freins empêchent de co-créer sereinement et cela malgré la bonne volonté affichée par les différents acteurs. Petite revue du point de vue du promoteur.</p>
<p>Le première difficulté est de définir clairement l&#8217;objectif du site internet. Il faut donc répondre à la question: que veut-on co-créer ? Loin d&#8217;être triviale, la question ouvre le champ ou le referme. Y répondre est déjà une prise de pouvoir du promoteur. Une réponse du type «ce que vous en ferez» est généralement une palissade à un objectif qui se défini par ses contraintes. Par exemple, wikipédia permet d&#8217;écrire sur n&#8217;importe quel sujet, mais de façon encyclopédique, avec une volonté d&#8217;objectivité. En réalité, la méthode corsète l&#8217;objectif.</p>
<p>La deuxième difficulté est de proposer de perdre le monopole de la connaissance. Même si la plupart des gens sont disposés à transmettre leur connaissance, ils ne souhaitent pas la partager. Ils veulent conserver le monopole de ce qu&#8217;ils ont produit. On peut y voir le désir de reconnaissance, mais aussi un certain mythe de l&#8217;«écrivain solitaire». Autant les scientifiques ont une culture du partage et de la confrontation d&#8217;idées, autant les littéraires ont une vision individualiste de la production intellectuelle. Pour reprendre l&#8217;exemple du wikipédia, il se veut une œuvre scientifique et donc se place dans une culture scientifique plus propice au partage.</p>
<p>La troisième difficulté est la reconnaissance de l&#8217;apport. La parenté d&#8217;une création est importante. Elle atteste de la crédibilité de ce qui est produit et permet un retour glorifiant à l&#8217;auteur. Il peut s&#8217;agir plus prosaïquement de se justifier par rapport au travail fournit auprès d&#8217;un employeur. <em>In fine</em>, beaucoup considéreront le promoteur comme une sorte de rédacteur en chef ou comme, pire encore, comme producteur de la connaissance. Même si cela est regrettable, il est légitime pour le promoteur, car lui aussi à des comptes à rendre, de faire valoir son apport fondamental (de fondateur).</p>
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		<title>Connecté dans les nuages</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 18:59:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miguel Quaremme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sujet est à la mode. L&#8217;informatique dans les nuages ou cloud computing est peut-être le web 3.0. Quoi qu&#8217;il en soit, il me permet de revenir succinctement sur le danger d&#8217;être connecté à internet ou de mettre ses données sur un serveur distant. Le premier problème est inhérent au mercantilisme voilé des services en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le sujet est à la mode. L&#8217;informatique dans les nuages ou <em>cloud computing</em> est peut-être le web 3.0. Quoi qu&#8217;il en soit, il me permet de revenir succinctement sur le danger d&#8217;être connecté à internet ou de mettre ses données sur un serveur distant.</p>
<p><span id="more-245"></span>Le premier problème est inhérent au mercantilisme voilé des services en ligne soi-disant gratuits. Il s&#8217;agit de l&#8217;utilisation des données privées à des fins de profilage publicitaire. Cette volonté de profilage incite à un épiage systématique et difficilement contournable de la part de sociétés telles Google pour citer la plus importante. Si on peut espérer une certaine «loyauté» de sociétés ayant pignons sur rue, il n&#8217;en va pas de même pour des tiers pouvant acheter les informations.</p>
<p>Le deuxième problème est celui de la récupération des données et de leur suppression. Aucun système à ma connaissance organise la fin du service avec une procédure claire pour récupérer les informations que vous leur avez confiées et la garantie de leur suppression. Cela a pour conséquence de se retrouver piégé chez un fournisseur de service si par exemple il décidait de changer les termes qui vous lient à lui; notamment les questions de vie privée. La «loyauté» devient alors très relative.</p>
<p>Le troisième problème concerne les erreurs et autres mauvaises manipulations. Entre les erreurs de programmation ayant pour conséquence de laisser vos mots de passe sans protection et les opérations de maintenance effaçant vos données – ne parlons pas des problèmes matériels plus fréquents qu&#8217;on ne le pense –, vous n&#8217;êtes pas à l&#8217;abri de soucis malgré la bonne volonté de vos fournisseurs.</p>
<p>Le quatrième problème peut être lié au troisième, il s&#8217;agit de la piraterie. Imaginez un fournisseur des plus loyaux et un consciencieux qui est la victime d&#8217;un méchant pirate volant les données et autres informations sensibles. Voilà vos données en grand péril.</p>
<p>L&#8217;insouciance est un mal qui ne pardonne pas sur internet. Sans pouvoir évitez tous les maux, on peut, avec du bon sens et de la méticulosité, agir sainement pour notre vie privée et nos données.</p>
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